Morocco – Morocco’s higher education sector is entering September 2026 under a new protest programme, after the National Office of the National Union of Higher Education and University Residence Employees, affiliated with the Democratic Confederation of Labour, announced a boycott of the university start and two nationwide strikes during September, in protest against what it considers the continued postponement of several professional and social issues.
The announcement came following a meeting of the union’s national office on August 26, 2026, devoted to assessing the professional and social situation of sector employees and reviewing the dialogue process with the Ministry of Higher Education. The union expressed growing dissatisfaction, accusing the ministry of repeated delays and of failing to implement several commitments that had previously been announced.
The union says that the special statute governing higher education and university residence employees has not yet been published. It also states that the decree concerning the salary increase has not yet been issued, while several category-specific cases involving employees holding doctorates or certain specialized degrees remain unresolved.
The union also raised the issue of continued university registration fees being imposed on sector employees at some institutions, despite what it considers a previous commitment to exempt them from such fees. It also rejected the imposition of fees related to education with flexible schedules and reaffirmed its commitment to the principle of free public university education.
According to the announced programme, the university start will be boycotted at various higher education institutions and at the central administration from September 1 to 14, 2026, with employees wearing union badges.
The union also announced a 72-hour nationwide strike on September 8, 9 and 10, coinciding with a protest sit-in outside the headquarters of the Ministry of Higher Education, Scientific Research and Innovation in Rabat on September 9 at 11 a.m. This will be followed by a second nationwide strike on September 15, 16 and 17.
According to the statement issued by the union, it is calling for the publication of the special statute governing higher education and university residence employees to be expedited, as well as for the effective implementation of commitments concerning salary increases, with the retroactive effect to be calculated from January 1, 2026.
The union, meanwhile, considers that the management of the sector’s professional file has not achieved, in its view, the expected results, criticizing what it described as repeated postponements of various issues and commitments. It also called on higher education and university residence employees to strengthen their mobilization and preserve trade union unity in defence of their demands and acquired rights.
This union escalation comes as preparations are under way for the new university academic year, placing higher education institutions before a protest programme that could affect the normal operation of some administrative services during the first half of September, depending on the level of participation in the strikes and the boycott of the university start.
Maroc – Le secteur de l’enseignement supérieur au Maroc entame le mois de septembre 2026 sous le signe d’un nouveau programme de protestation, après que le bureau national du Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, affilié à la Confédération démocratique du travail, a annoncé le boycott de la rentrée universitaire ainsi que deux grèves nationales au cours du mois de septembre, en protestation contre ce qu’il considère comme la poursuite du report de plusieurs dossiers professionnels et sociaux.
Cette annonce est intervenue à l’issue de la réunion du bureau national du syndicat tenue le 26 août 2026, consacrée à l’évaluation de la situation professionnelle et sociale des fonctionnaires du secteur et à l’évaluation du processus de dialogue avec le ministère de l’Enseignement supérieur. Le syndicat a fait état d’un mécontentement croissant, accusant le ministère de retards répétés et de ne pas avoir mis en œuvre plusieurs engagements précédemment annoncés.
Le syndicat affirme que le statut particulier des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires n’a toujours pas été publié. Il indique également que le décret relatif à l’augmentation des salaires n’a pas encore été adopté, tandis que plusieurs dossiers catégoriels concernant notamment les fonctionnaires titulaires d’un doctorat ou de certains diplômes spécialisés restent sans règlement.
Le syndicat a également soulevé la question du maintien, dans certains établissements, des frais d’inscription universitaire imposés aux fonctionnaires du secteur, malgré ce qu’il considère comme un engagement antérieur de les en exonérer. Il a en outre rejeté l’imposition de frais liés à l’enseignement à horaires aménagés et réaffirmé son attachement au principe de la gratuité de l’enseignement universitaire public.
Selon le programme annoncé, le boycott de la rentrée universitaire concernera les différents établissements d’enseignement supérieur ainsi que l’administration centrale durant la période allant du 1er au 14 septembre 2026, avec le port d’un badge syndical.
Le syndicat a également annoncé une grève nationale de 72 heures les 8, 9 et 10 septembre, qui coïncidera avec l’organisation d’un sit-in devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation à Rabat, le 9 septembre à 11 heures du matin. Une deuxième grève nationale est ensuite prévue les 15, 16 et 17 septembre.
Selon le communiqué publié par le syndicat, celui-ci réclame l’accélération de la publication du statut particulier des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, ainsi que la mise en œuvre effective des engagements relatifs à l’augmentation des salaires, avec la demande de calculer l’effet rétroactif à compter du 1er janvier 2026.
En revanche, le syndicat estime que la gestion du dossier professionnel du secteur n’a pas produit, de son point de vue, les résultats escomptés, critiquant ce qu’il qualifie de reports répétés des dossiers et des engagements. Il a également appelé les fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires à renforcer leur mobilisation et à préserver l’unité syndicale pour défendre leurs revendications et leurs acquis.
Cette escalade syndicale intervient parallèlement aux préparatifs de la nouvelle rentrée universitaire, plaçant les établissements d’enseignement supérieur face à un programme de protestation susceptible d’affecter le fonctionnement normal de certains services administratifs durant la première moitié du mois de septembre, selon l’ampleur de la participation aux grèves et au boycott de la rentrée universitaire.
Source : Fès News Media
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