Rabat – The High Authority for Audiovisual Communication (HACA) has warned of growing risks posed by digital disinformation to political and democratic debate in Morocco, amid the rapid spread of artificial intelligence technologies and fabricated content, particularly what is known as “deepfakes,” alongside the growing influence of algorithms in directing the content that reaches users of digital platforms.
These conclusions were included in a study conducted by the working team responsible for “regulating digital media” within the Authority, entitled “Social Networks and Political Communication: Between Opportunities for Influence and Risks of Disinformation.” The study examined the transformations imposed by social networks on political communication and the formation of public opinion in Morocco.
The study highlighted that digital platforms have become a major channel for consuming information and expressing political views, after going beyond their communication and entertainment functions, particularly with the widespread use of social networks in Morocco.
According to the data presented in the study, around 99 percent of internet users in Morocco used social networks in 2024, equivalent to approximately 85 percent of the total population aged 5 and above, while smartphone usage patterns reveal the intensive presence of digital platforms in daily life.
HACA considers that the rapid development of generative artificial intelligence has made the production of fabricated images, videos and audio recordings easier and more realistic, making it increasingly difficult to distinguish between genuine and artificial content and raising the risks of using these tools to influence public opinion.
The study warns of the possibility of using fabricated content during political and electoral events, whether through spreading false news or creating manipulated statements and scenes that were not produced by their purported authors, potentially affecting candidates’ images or influencing voters’ positions.
The risks identified by the Authority are not limited to fabricated content. The study also points to the possibility of organizing digital disinformation campaigns through fake accounts, electronic bots and artificial content amplification operations, giving certain messages a greater ability to spread and exert influence. Buy maps.
HACA also highlights the role played by recommendation algorithms in shaping users’ information environments, explaining that platforms’ efforts to increase levels of engagement make content that triggers fear, anger or surprise more likely to spread, potentially allowing sensational or misleading information to circulate faster than balanced content.
In this context, the Authority warns against the formation of what are known as “information bubbles,” in which users repeatedly receive content that corresponds to their previous positions and beliefs, which may contribute to deepening polarization and limiting the diversity of opinions within public debate.
Regarding political communication, the study, which analyzed the digital presence of 12 political parties represented in Parliament between January and May 2026, revealed significant differences in the parties’ strategies on social networks.
Facebook remains the leading platform in terms of follower numbers for several parties, while TikTok has emerged as a growing space for communicating with younger audiences. The data presented by the study showed that the Authenticity and Modernity Party recorded the highest number of views among the accounts analyzed, with more than 1.9 million views through 52 videos.
By contrast, the study recorded a relative decline in the interactive presence of the parties’ official websites, which in several cases have become institutional showcases with limited interaction with citizens compared with the dynamic activity observed on social media platforms.
These warnings come amid the tightening of the legal framework related to elections in Morocco. The study pointed to provisions criminalizing the publication of content manipulated or falsified using artificial intelligence when the purpose is to defame candidates or undermine the credibility of the electoral process, with prison and financial penalties provided for in the cases stipulated by law.
The study also pointed to tighter rules governing political advertising on foreign platforms, as part of efforts to limit the risks of external influences on the electoral process.
HACA considers that the digital transformation requires broadening the approach to regulating political media, so that it is not limited to monitoring presence and airtime in traditional media, but also includes examining the visibility and distribution of political content across digital platforms and algorithms.
The study therefore places artificial intelligence, digital manipulation and algorithms at the heart of the new challenges facing political communication in Morocco, particularly as electoral deadlines approach and citizens increasingly rely on social networks to obtain news and information.
The Authority concludes that combating digital disinformation is not solely a matter of legislation, but also requires strengthening digital literacy and developing users’ ability to verify content, thereby contributing to protecting the credibility, pluralism and quality of democratic debate.
Élections de 2026 au Maroc.. la « HACA » met en garde contre les deepfakes et la manipulation par l’intelligence artificielle
Rabat – La Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) a mis en garde contre l’augmentation des risques de désinformation numérique pesant sur le débat politique et démocratique au Maroc, dans un contexte marqué par la diffusion rapide des technologies de l’intelligence artificielle et des contenus falsifiés, notamment ce que l’on appelle les « deepfakes », ainsi que par l’influence croissante des algorithmes dans l’orientation des contenus auxquels les utilisateurs des plateformes numériques sont exposés.
Ces conclusions figurent dans une étude réalisée par l’équipe de travail chargée de la « régulation des médias numériques » au sein de l’Autorité, sous le titre « Réseaux sociaux et communication politique : entre opportunités d’influence et risques de désinformation », dans laquelle l’étude a analysé les transformations imposées par les réseaux sociaux à la communication politique et à la formation de l’opinion publique au Maroc.
L’étude a souligné que les plateformes numériques sont devenues un canal majeur de consommation de l’information et d’expression politique, après avoir dépassé leurs fonctions de communication et de divertissement, notamment avec la large diffusion de l’utilisation des réseaux sociaux au Maroc.
Selon les données présentées dans l’étude, environ 99 % des internautes au Maroc utilisaient les réseaux sociaux en 2024, ce qui représente près de 85 % de l’ensemble de la population âgée de 5 ans et plus, tandis que le mode d’utilisation des smartphones révèle une présence intensive des plateformes numériques dans la vie quotidienne.
La HACA estime que le développement rapide de l’intelligence artificielle générative a rendu plus facile et plus réaliste la production d’images, de vidéos et d’enregistrements audio falsifiés, ce qui accroît la difficulté de distinguer les contenus réels des contenus artificiels et augmente les risques d’utilisation de ces outils pour influencer l’opinion publique.
L’étude met en garde contre la possibilité d’utiliser des contenus artificiels lors des événements politiques et électoraux, que ce soit par la diffusion de fausses informations ou par le montage de déclarations et de scènes qui n’ont pas été produits par leurs auteurs, ce qui pourrait affecter l’image des candidats ou orienter les positions des électeurs.
Les risques relevés par l’Autorité ne se limitent pas aux contenus falsifiés. L’étude indique également la possibilité d’organiser des campagnes de désinformation numérique au moyen de faux comptes, de robots électroniques et d’opérations d’amplification artificielle des contenus, donnant ainsi à certains messages une plus grande capacité de diffusion et d’influence. Acheter des cartes.
La HACA souligne également le rôle joué par les algorithmes de recommandation dans la formation de l’environnement informationnel des utilisateurs, expliquant que la volonté des plateformes d’augmenter les niveaux d’interaction rend les contenus suscitant la peur, la colère ou la surprise plus susceptibles de se propager, ce qui pourrait permettre aux informations sensationnelles ou trompeuses de se diffuser plus rapidement que les contenus équilibrés.
Dans ce contexte, l’Autorité met en garde contre la formation de ce que l’on appelle les « bulles informationnelles », dans lesquelles l’utilisateur reçoit de manière répétée des contenus correspondant à ses positions et convictions antérieures, ce qui pourrait contribuer à approfondir la polarisation et à réduire la diversité des opinions au sein du débat public.
S’agissant de la communication politique, l’étude, qui a porté sur l’analyse de la présence numérique de 12 partis représentés au Parlement entre janvier et mai 2026, a révélé des écarts importants dans les stratégies des partis sur les réseaux sociaux.
Facebook reste la plateforme la plus importante en termes de nombre d’abonnés pour plusieurs partis, tandis que TikTok s’est imposé comme un espace en pleine expansion pour communiquer avec le jeune public. Les données présentées par l’étude montrent que le Parti Authenticité et Modernité a enregistré le plus grand nombre de vues parmi les comptes analysés, avec plus de 1,9 million de vues à travers 52 vidéos.
En revanche, l’étude a relevé un recul relatif de la présence interactive des sites internet officiels des partis, qui se sont transformés, dans plusieurs cas, en vitrines institutionnelles à interaction limitée avec les citoyens, comparativement à la dynamique observée sur les réseaux sociaux.
Ces mises en garde interviennent dans un contexte de renforcement du cadre juridique lié aux élections au Maroc. L’étude a indiqué l’existence de dispositions criminalisant la diffusion de contenus manipulés ou falsifiés au moyen de l’intelligence artificielle lorsque leur objectif est de diffamer les candidats ou de porter atteinte à la crédibilité du processus électoral, avec des sanctions pénales et financières dans les cas prévus par la loi.
L’étude a également fait état d’un renforcement des règles relatives à la publicité politique sur les plateformes étrangères, dans le cadre de la limitation des risques d’influences extérieures sur le processus électoral.
La HACA estime que la transformation numérique impose d’élargir l’approche de régulation des médias politiques, de sorte que celle-ci ne se limite plus au contrôle de la présence et du temps d’antenne dans les médias traditionnels, mais englobe également l’étude de la visibilité et de la distribution des contenus politiques à travers les plateformes numériques et les algorithmes.
L’étude place ainsi l’intelligence artificielle, la falsification numérique et les algorithmes au cœur des nouveaux défis auxquels est confrontée la communication politique au Maroc, notamment à l’approche des échéances électorales et avec la dépendance croissante des citoyens aux réseaux sociaux pour obtenir des nouvelles et des informations.
L’Autorité conclut que la lutte contre la désinformation numérique ne relève pas uniquement de la législation, mais nécessite également de renforcer l’éducation numérique et de développer la capacité des utilisateurs à vérifier les contenus, contribuant ainsi à protéger la crédibilité, le pluralisme et la qualité du débat démocratique.
Source : Fès News Media
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