Taounate – The start of the regulated cannabis harvest season in Taounate Province on October 4, 2026, coincided with a decline in crop marketing prices, according to information provided by local actors and farmers from production areas, amid calls to review purchasing prices in a way that ensures producers an economic return that encourages them to remain engaged in the legal framework.
Local actors and farmers from the Bni Oulid and Fennassa Bab El Hit areas said that the prices at which their crops are delivered to contracting companies had declined, considering that this decrease directly affects producers’ incomes and reduces the profit margin they had counted on after moving from illegal cultivation to regulated activity.
According to the information provided by these actors, the price of some varieties fell from around 50 dirhams to 30 dirhams, while the price of the variety locally known as “Beldi” dropped from 30 dirhams to 15 dirhams.
Local actors believe that this price difference has a direct impact on the profitability of the activity, particularly given that cooperatives bear the costs of cultivating and caring for the crop through to harvesting and preparing it for marketing.
Farmers warned in this context that continued price declines could make regulated cannabis cultivation less economically attractive, particularly for families that rely on agricultural income to cover their daily expenses, pointing to the possibility that some producers may reduce the areas cultivated in the coming seasons.
According to the same local actors, these concerns arise at a time when public authorities are relying on the development of a legal cannabis value chain and its transformation into an organized economic activity, allowing farmers to be integrated into the formal economy, improving their incomes and creating new employment and investment opportunities in the mountainous areas concerned with this cultivation.
Farmers called for a review of the prices set for purchasing the crop, as well as stronger economic and technical support for cooperatives, considering that the success of the legalization experience depends not only on moving the activity out of the illegal framework, but also on the ability of the legal value chain to provide producers with fair and stable income.
Cooperatives and local actors also attach importance to projects for the local valorization and processing of cannabis, considering them a mechanism that could increase the product’s added value. In this context, local actors hope that the plant dedicated to processing and manufacturing cannabis, whose construction is nearing completion, will contribute to moving from marketing raw material to producing derivatives with higher economic value.
Local actors believe that developing processing and manufacturing units could open new prospects for producers by diversifying the uses of the crop and linking agricultural production with processing industries, while emphasizing that achieving this objective also remains dependent on ensuring purchase prices that take production costs into account and provide an economically motivating margin.
The harvest season began on Sunday, October 4, 2026, coinciding with the third anniversary of the entry into force of Law No. 13.21 on the lawful uses of cannabis, a framework that paved the way for a gradual transition from traditional cultivation linked to the informal economy toward a legal system covering production, processing and marketing for specified uses.
According to local actors and farmers in Taounate, these developments put the legalization experience before an economic question related to the ability of the new value chain to improve producers’ conditions and create local added value. They stress that the legality of the activity alone is not sufficient to ensure its continuation unless it is accompanied by economic profitability that provides farmers with a stable and motivating income.
As harvesting continues in the production areas, cooperatives and producers, according to local actors, are looking to address the issue of prices and expand valorization and processing projects, allowing regulated cannabis to be transformed from merely an agricultural crop into an integrated economic value chain benefiting producers and the region.
Taounate.. La baisse des prix du cannabis met les agriculteurs en difficulté et soumet la viabilité de la légalisation à une épreuve économique
Taounate – Le début de la saison de récolte du cannabis légal dans la province de Taounate, le 4 octobre 2026, a coïncidé avec une baisse des prix de commercialisation de la récolte, selon des données fournies par des acteurs locaux et des agriculteurs des zones de production, dans un contexte marqué par des demandes de révision des prix d’achat afin de garantir aux producteurs une rentabilité économique les encourageant à poursuivre leur intégration dans le dispositif légal.
Des acteurs locaux et des agriculteurs des régions de Bni Oulid et de Fennassa Bab El Hit ont indiqué que les prix auxquels leurs récoltes sont livrées aux entreprises contractantes ont connu une baisse, estimant que ce recul pèse directement sur les revenus des producteurs et réduit la marge bénéficiaire sur laquelle ils comptaient après leur passage de la culture illégale à l’activité réglementée.
Selon les données fournies par ces acteurs, le prix de certaines variétés est passé d’environ 50 dirhams à 30 dirhams, tandis que le prix de la variété connue localement sous le nom de « Beldi » est passé de 30 dirhams à 15 dirhams.
Des acteurs locaux estiment que cet écart de prix se répercute directement sur la rentabilité de l’activité, notamment dans un contexte où les coopératives supportent les coûts de culture et d’entretien de la récolte, jusqu’à la récolte et sa préparation à la commercialisation.
Dans ce contexte, des agriculteurs ont averti que la poursuite de la baisse des prix pourrait rendre la culture légale du cannabis moins attractive sur le plan économique, notamment pour les familles qui dépendent des revenus de l’activité agricole pour couvrir leurs dépenses quotidiennes, évoquant la possibilité que certains producteurs réduisent les superficies cultivées au cours des prochaines saisons.
Ces inquiétudes interviennent, selon les mêmes acteurs locaux, alors que les pouvoirs publics misent sur le développement d’une filière légale du cannabis et sa transformation en une activité économique organisée, permettant d’intégrer les agriculteurs dans l’économie formelle, d’améliorer leurs revenus et de créer de nouvelles opportunités d’emploi et d’investissement dans les zones montagneuses concernées par cette culture.
Les agriculteurs ont demandé une révision des prix fixés pour l’achat de la récolte, ainsi que le renforcement de l’accompagnement économique et technique des coopératives, estimant que la réussite de l’expérience de légalisation ne dépend pas uniquement de la sortie de l’activité du cadre illégal, mais également de la capacité de la filière légale à assurer un revenu équitable et stable aux producteurs.
Les coopératives et les acteurs locaux accordent également une importance particulière aux projets de valorisation et de transformation du cannabis au niveau local, considérant qu’il s’agit d’un mécanisme susceptible d’augmenter la valeur ajoutée du produit. Dans ce cadre, des acteurs locaux espèrent que l’usine destinée à la transformation et à la fabrication de produits à base de cannabis, dont les travaux approchent de leur achèvement, contribuera à passer de la commercialisation de la matière première à la production de dérivés à plus forte valeur économique.
Les acteurs locaux estiment que le développement d’unités de transformation et de fabrication pourrait ouvrir de nouvelles perspectives aux producteurs, à travers la diversification des utilisations de la récolte et le rapprochement entre la production agricole et les industries de transformation, tout en soulignant que la réalisation de cet objectif reste également liée à la garantie de prix d’achat tenant compte des coûts de production et offrant une marge économique incitative.
La saison de récolte a débuté le dimanche 4 octobre 2026, coïncidant avec le troisième anniversaire de l’entrée en vigueur de la loi n° 13.21 relative aux usages licites du cannabis, un cadre qui a ouvert la voie à une transition progressive d’une culture traditionnelle liée à l’économie informelle vers un dispositif légal couvrant la production, la transformation et la commercialisation pour des usages déterminés.
Ces évolutions placent, selon des acteurs locaux et des agriculteurs de Taounate, l’expérience de légalisation face à une question économique liée à la capacité de la nouvelle filière à améliorer la situation des producteurs et à créer une valeur ajoutée locale. Ceux-ci affirment que la légalité de l’activité ne suffit pas à elle seule à garantir sa pérennité si elle n’est pas accompagnée d’une rentabilité économique assurant aux agriculteurs un revenu stable et incitatif.
Alors que la récolte se poursuit dans les zones de production, les coopératives et les producteurs espèrent, selon les acteurs locaux, résoudre la question des prix et élargir les projets de valorisation et de transformation, afin de faire du cannabis légal non seulement une culture agricole, mais une filière économique intégrée dont bénéficieraient les producteurs et la région.
Source : Fès News Media
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