Rabat – Les élections législatives de 2026 entrent dans une nouvelle phase après l’adoption de modifications de la loi organique régissant l’élection des membres de la Chambre des représentants. Ces amendements renforcent les conditions d’éligibilité et élargissent les catégories de personnes susceptibles d’être exclues de la compétition électorale, dans le but de garantir l’intégrité du scrutin et de renforcer la confiance dans les institutions élues.
La loi organique n° 53.25 interdit désormais la candidature de plusieurs catégories de personnes, notamment celles prises en flagrant délit d’actes portant atteinte à l’intégrité des élections ou reconnues coupables d’infractions portant atteinte à l’honneur, à la moralité ou à la probité, durant la période allant de l’ouverture du dépôt des candidatures jusqu’au jour du scrutin.
Les cas d’inéligibilité concernent également les personnes condamnées en appel pour les infractions prévues par la loi, les personnes condamnées en première instance pour des crimes, ainsi que les élus ayant fait l’objet d’une décision judiciaire définitive les révoquant de leurs fonctions électives.
Selon les nouvelles dispositions, une candidature est rejetée si le flagrant délit est constaté avant la clôture du dépôt des candidatures. Si celui-ci intervient après cette date mais avant le scrutin, la candidature est annulée. Une condamnation en première instance pour un crime entraîne également la perte de l’éligibilité, tandis qu’une condamnation en appel pour les infractions prévues par la loi prive le candidat du droit de se présenter.
L’une des principales nouveautés consiste à porter de un à deux mandats électoraux la durée d’inéligibilité des élus révoqués par décision judiciaire définitive.
Les amendements renforcent également les restrictions applicables à certaines catégories de fonctionnaires. La durée d’interdiction de candidature au niveau national passe d’un à deux ans, tandis qu’elle est portée de deux à quatre ans dans les circonscriptions où les intéressés ont exercé leurs fonctions. Les cadres et fonctionnaires du ministère de l’Intérieur figurent désormais parmi les catégories concernées, afin de garantir la neutralité de l’administration et l’égalité des chances entre les candidats.
En revanche, la loi supprime la disposition qui interdisait le cumul entre un mandat de député et la présidence d’un conseil préfectoral, provincial ou communal de plus de 300 000 habitants, règle qui s’appliquait lors des élections législatives de 2021.
Sur le plan constitutionnel, la Cour constitutionnelle a jugé que ces dispositions sont conformes à la Constitution et ne portent pas atteinte au principe de la présomption d’innocence. Elle a estimé que la définition des conditions d’éligibilité relève de la compétence du législateur et que ces mesures visent à préserver l’intégrité des élections et la crédibilité des institutions élues, sans constituer des sanctions pénales.
Ces modifications interviennent dans le cadre des préparatifs des prochaines élections législatives, qui devraient se dérouler selon un nouveau cadre juridique destiné à renforcer les critères de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance.
2026 Elections: Who Can Run for Morocco’s House of Representatives? New Law Sets Eligibility Rules and Bars Additional Categories
Rabat – Morocco’s 2026 parliamentary elections are entering a new phase following amendments to the organic law governing elections to the House of Representatives. The changes tighten eligibility requirements and expand the categories of individuals barred from running, with the aim of strengthening electoral integrity and increasing public confidence in elected institutions.
Under Organic Law No. 53.25, several categories of individuals are now prohibited from standing for election, including those caught in the act of committing offenses that undermine the integrity of elections or crimes affecting honor, morality, or integrity during the period between the opening of candidate registration and election day.
The new ineligibility provisions also apply to individuals convicted on appeal for offenses specified by law, those convicted at first instance of felonies, and elected officials who have been definitively removed from office by a final court ruling.
According to the amended legislation, a candidacy is rejected if the offense is established before the candidate registration deadline. If it occurs after the registration period closes but before election day, the candidacy is cancelled. A first-instance felony conviction results in the loss of electoral eligibility, while an appeal conviction for the offenses specified by law also disqualifies a candidate.
One of the most significant changes extends the period of ineligibility for elected officials removed by final judicial decision from one electoral term to two full electoral terms.
The amendments also strengthen restrictions on certain categories of public officials. The nationwide prohibition on running for office has been extended from one year to two years, while the restriction in constituencies where the officials previously served has increased from two years to four years. Civil servants and officials of the Ministry of the Interior are now included among those subject to these provisions in order to reinforce administrative neutrality and ensure equal opportunities for all candidates.
At the same time, the law abolishes the provision that previously prohibited individuals from simultaneously serving as members of the House of Representatives and as presidents of provincial or municipal councils with populations exceeding 300,000 inhabitants—a rule that applied during the 2021 parliamentary elections.
From a constitutional standpoint, Morocco’s Constitutional Court ruled that these provisions comply with the Constitution and do not violate the presumption of innocence. The Court held that defining eligibility conditions falls within the legislature’s authority and that the measures are intended to safeguard the integrity of elections and the credibility of elected institutions rather than constitute criminal sanctions.
These amendments come as part of preparations for the upcoming parliamentary elections, which are expected to be held under a revised legal framework designed to strengthen transparency, accountability, and public trust in the electoral process.
Source:Fès News Media
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