Après des années de réclamations sans résultat, les habitants d’Oued Jaâouna à Taza envisagent une action en justice contre la pollution

Taza – Le dossier de la pollution de l’Oued Jaâouna, dans la ville de Taza, revient au premier plan. Selon plusieurs observateurs de la vie locale, les riverains envisagent désormais de saisir la justice, estimant avoir épuisé toutes les démarches administratives après plus de cinq années de plaintes restées sans solution durable concernant les rejets d’eaux usées dans le cours d’eau.

D’après les informations relayées par des acteurs locaux, les habitants ont adressé, au fil des années, de nombreuses plaintes et pétitions aux autorités provinciales, au Conseil communal de Taza, à la Société régionale multiservices, à l’Agence du bassin hydraulique du Sebou, au ministère de l’Équipement et de l’Eau, ainsi qu’à plusieurs institutions nationales chargées de la protection de l’environnement, afin d’obtenir une intervention mettant fin à cette pollution persistante.

Les mêmes sources indiquent que plusieurs missions d’inspection ont été menées sur le terrain par les services compétents, suivies de constats officiels et de promesses de résolution. Toutefois, selon les habitants, les écoulements d’eaux usées ne cessaient que temporairement avant de reprendre, laissant le problème entier.

Des observateurs estiment que cette situation soulève des interrogations quant à l’efficacité des mesures entreprises, alors que les plaintes continuent de se multiplier et que les inquiétudes demeurent concernant les conséquences des eaux usées sur l’environnement, la santé publique, les mauvaises odeurs, la prolifération d’insectes, la qualité des ressources en eau et les conditions de vie des riverains.

Selon ces mêmes sources, les personnes concernées s’appuient sur plusieurs textes juridiques relatifs à la protection de l’environnement, notamment la loi-cadre sur la protection de l’environnement et le développement durable, la loi sur l’eau, la législation sur la gestion des déchets, ainsi que certaines dispositions du Code pénal, qui permettent, selon les cas, d’engager les responsabilités et de solliciter des mesures judiciaires pour mettre fin aux sources de pollution et réparer les dommages environnementaux.

Face à la persistance de la situation, les habitants concernés envisagent désormais d’engager une procédure judiciaire afin d’obtenir l’ouverture d’une enquête, la détermination des responsabilités et l’adoption de mesures concrètes pour mettre définitivement fin aux rejets d’eaux usées dans l’Oued Jaâouna, dans le respect de la législation environnementale et du droit des citoyens à un environnement sain.


Years of Complaints Without a Solution: Residents of Oued Jaâouna in Taza Consider Legal Action Over Pollution

Taza – The issue of pollution affecting Oued Jaâouna in the city of Taza has once again come to the forefront, as local observers report that nearby residents are considering taking legal action after more than five years of unsuccessful administrative complaints regarding the continued discharge of wastewater into the river.

According to information shared by local sources, residents have submitted numerous complaints and petitions over the years to provincial authorities, the Taza Municipal Council, the Regional Multi-Service Company, the Sebou River Basin Agency, the Ministry of Equipment and Water, as well as several national institutions responsible for environmental protection, calling for decisive action to stop what they describe as ongoing pollution.

The same sources indicate that several field inspections were carried out by the competent authorities, followed by official reports and commitments to address the problem. However, residents say that wastewater discharges would only stop temporarily before resuming, leaving the issue unresolved.

Local observers believe that the continued situation raises serious questions about the effectiveness of the measures taken, especially as complaints continue to be filed and concerns remain over the environmental and public health consequences of untreated wastewater, including unpleasant odors, the spread of insects, potential damage to water resources, and the deterioration of living conditions for nearby residents.

According to the same sources, the affected residents are relying on Morocco’s environmental legal framework, including the framework law on environmental protection and sustainable development, the Water Law, waste management legislation, and relevant provisions of the Criminal Code, which may allow authorities to establish responsibility and order legal measures aimed at stopping pollution and addressing environmental damage.

As the situation persists, the residents are reportedly preparing to pursue legal proceedings to request a formal investigation, identify those responsible, and secure concrete measures to permanently end the discharge of wastewater into Oued Jaâouna, while ensuring compliance with environmental legislation and protecting citizens’ right to a healthy environment.

Source:Fès News Media

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