Les visas français pour les Algériens ravivent une nouvelle polémique : la droite refuse toute concession envers l’Algérie

Paris – Les déclarations de l’ambassadeur de France en Algérie évoquant la possibilité de rétablir le nombre de visas accordés aux ressortissants algériens à son niveau d’avant la crise diplomatique entre les deux pays ont suscité une vive controverse au sein des partis de droite et d’extrême droite français, qui rejettent tout assouplissement des restrictions actuelles.

La polémique fait suite aux propos de l’ambassadeur français Stéphane Romatet, accordés à un média algérien, dans lesquels il a indiqué que Paris souhaitait revenir à un niveau d’environ 250 000 visas par an, comme avant le déclenchement de la crise diplomatique. Il a justifié cette orientation par la volonté de préserver les liens humains entre les deux peuples et d’éviter que les citoyens ne subissent les conséquences des tensions politiques.

Ces déclarations ont provoqué de vives réactions dans la classe politique française. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a dénoncé ce qu’il considère comme « une concession » faite aux autorités algériennes. De son côté, Éric Ciotti a qualifié cette éventuelle mesure de « capitulation » et « d’humiliation », appelant à ne consentir aucun nouvel assouplissement.

L’ancien ministre de l’Intérieur et président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, a quant à lui estimé que toute augmentation du nombre de visas devrait être conditionnée à la libération du journaliste français Christophe Gleizes, ainsi qu’à la reprise par l’Algérie de l’accueil de ses ressortissants faisant l’objet de mesures d’éloignement depuis la France.

En réaction, le ministère français des Affaires étrangères a démenti l’existence d’un nouvel objectif chiffré concernant les visas, précisant que cette question ne faisait pas partie des discussions en cours visant à relancer les relations entre Paris et Alger.

Les tensions diplomatiques entre les deux pays remontent à l’été 2024, lorsque la France a officiellement apporté son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara sous souveraineté marocaine. Cette position avait conduit l’Algérie à rappeler son ambassadeur à Paris, avant que les relations ne se détériorent davantage autour de plusieurs dossiers diplomatiques et judiciaires.

Au plus fort de cette crise, le nombre de visas délivrés aux ressortissants algériens a diminué de plus de 20 % en 2025, selon le ministère français des Affaires étrangères, qui a précisé que cette baisse résultait principalement d’une réduction des capacités consulaires, et non de mesures punitives visant les citoyens algériens.


French Visas for Algerians Spark Fresh Political Dispute as the French Right Rejects Any Concessions to Algeria

Paris – Statements by the French ambassador to Algeria suggesting that France could restore the number of visas issued to Algerian citizens to pre-diplomatic crisis levels have triggered strong criticism from right-wing and far-right political parties in France, which oppose any easing of the current restrictions.

The controversy followed comments made by French Ambassador Stéphane Romatet to an Algerian media outlet, in which he stated that Paris hoped to return visa issuance to approximately 250,000 visas per year, the level recorded before the diplomatic dispute between the two countries. He explained that the objective was to preserve people-to-people ties and prevent ordinary citizens from bearing the consequences of political tensions.

The remarks prompted sharp reactions across the French political spectrum. Jordan Bardella, president of the National Rally, described the move as “a concession” to the Algerian authorities. Meanwhile, Éric Ciotti condemned it as “a surrender” and “an humiliation,” calling for France not to grant any additional visa facilitation measures.

Former French Interior Minister and leader of The Republicans, Bruno Retailleau, argued that any increase in visa allocations should be conditional upon the release of French journalist Christophe Gleizes and Algeria’s renewed acceptance of its nationals whom France seeks to deport.

In response, the French Ministry for Europe and Foreign Affairs denied that any new numerical target for visas had been established, stressing that the issue is not part of the ongoing discussions aimed at restoring relations between Paris and Algiers.

The diplomatic crisis between the two countries dates back to the summer of 2024, when France officially endorsed Morocco’s Autonomy Initiative for the Sahara under Moroccan sovereignty. Algeria responded by recalling its ambassador from Paris, and tensions later deepened over a series of diplomatic and judicial disputes.

During the period of heightened tensions, the number of visas granted to Algerian nationals declined by more than 20% in 2025, according to the French Ministry of Foreign Affairs, which explained that the decrease resulted from reduced consular capacity rather than punitive measures targeting Algerian citizens.

Source:Fès News Media

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