Moroccan dirham

Morocco’s budget deficit rises to 34.5 billion dirhams by end of February 2026: what are the causes?—

Maroc – Le déficit budgétaire du Maroc a enregistré une hausse notable à fin février 2026, atteignant 34,5 milliards de dirhams, contre 24,8 milliards de dirhams à la même période en 2025, soit une augmentation de 39,1 %, وفق des données officielles du ministère de l’Économie et des Finances.
Morocco – Morocco’s budget deficit recorded a significant increase by the end of February 2026, reaching 34.5 billion dirhams compared to 24.8 billion dirhams during the same period in 2025, marking a 39.1% rise, according to official data from the Ministry of Economy and Finance.

Cette évolution s’explique principalement par un recul des recettes face à une hausse des dépenses, dans un contexte marqué par des pressions persistantes sur les équilibres des finances publiques.
This development is mainly attributed to declining revenues alongside rising expenditures, amid ongoing pressure on public financial balances.

S’agissant des recettes, les revenus ordinaires ont atteint 51,2 milliards de dirhams, en baisse de 2,5 milliards (-4,7 %) par rapport à l’année précédente. Les recettes fiscales ont reculé de 5,6 % pour s’établir à 48,6 milliards de dirhams, en raison notamment d’une diminution de 19,4 % de l’impôt sur le revenu, liée à des recettes exceptionnelles enregistrées en 2025 במסגרת l’opération de régularisation volontaire. Sans cet effet ponctuel, cet impôt aurait progressé de 4,7 %.
Regarding revenues, ordinary income reached 51.2 billion dirhams, down by 2.5 billion (-4.7%) compared to the previous year. Tax revenues declined by 5.6% to 48.6 billion dirhams, mainly due to a 19.4% drop in income tax revenues linked to exceptional collections recorded in 2025 as part of a voluntary regularization operation. Without this temporary factor, this tax would have increased by 4.7%.

En revanche, certaines recettes ont progressé, notamment la taxe sur la valeur ajoutée (+3,6 %), portée par une hausse de la TVA intérieure (+16,8 %), malgré une baisse de la TVA à l’importation (-5,7 %). Les droits d’enregistrement et de timbre ont augmenté de 13,6 %, بينما les taxes intérieures de consommation ont reculé de 7,5 %, notamment sur le tabac (-23,4 %), tout comme les droits de douane (-13,6 %).
However, some revenues improved, including value-added tax (+3.6%), driven by a rise in domestic VAT (+16.8%), despite a decline in import VAT (-5.7%). Registration and stamp duties increased by 13.6%, while domestic consumption taxes fell by 7.5%, particularly on tobacco (-23.4%), along with customs duties (-13.6%).

Les recettes non fiscales ont, pour leur part, progressé de 17,7 % pour atteindre 1,4 milliard de dirhams, grâce notamment aux contributions des établissements et entreprises publics ainsi qu’à diverses autres ressources.
Non-tax revenues, meanwhile, increased by 17.7% to reach 1.4 billion dirhams, mainly driven by contributions from public institutions and enterprises, along with other income sources.

Du côté des dépenses, le total a atteint 85,7 milliards de dirhams, en hausse de 9,1 %. Les dépenses ordinaires se sont établies à 73,9 milliards de dirhams, en légère baisse de 0,9 %, avec une hausse notable des dépenses de personnel (+21,6 %) liée aux mesures issues du dialogue social. En parallèle, les charges de compensation ont reculé de 31,6 % pour s’établir à 2,8 milliards de dirhams.
On the expenditure side, total spending reached 85.7 billion dirhams, up by 9.1%. Ordinary expenses stood at 73.9 billion dirhams, slightly down by 0.9%, with a notable increase in personnel costs (+21.6%) linked to social dialogue measures. Meanwhile, subsidy expenses dropped by 31.6% to 2.8 billion dirhams.

Les charges d’intérêts de la dette ont augmenté de 4,6 %, نتيجة la hausse des intérêts de la dette intérieure (+483 millions de dirhams), malgré une baisse des intérêts de la dette extérieure (-170 millions). Les dépenses d’investissement ont, quant à elles, fortement progressé de 37,1 % pour atteindre 23,1 milliards de dirhams, avec un taux d’exécution de 20,1 % des prévisions de la loi de finances.
Debt interest charges increased by 4.6%, driven by higher domestic debt interest (+483 million dirhams), despite a decrease in external debt interest (-170 million). Investment spending rose significantly by 37.1% to 23.1 billion dirhams, with an execution rate of 20.1% of the finance law forecasts.

En matière de financement, les besoins ont atteint 40,9 milliards de dirhams, contre 42,9 milliards un an auparavant. Ils ont été couverts principalement par le recours au marché intérieur (19,3 milliards de dirhams), ainsi que par des emprunts extérieurs nets de 976 millions de dirhams, contre 92 millions en 2025.
Regarding financing, needs reached 40.9 billion dirhams compared to 42.9 billion a year earlier. These were mainly covered through domestic borrowing (19.3 billion dirhams), along with net external borrowing of 976 million dirhams, compared to 92 million in 2025.

Ces indicateurs traduisent une pression persistante sur les finances publiques, نتيجة la baisse de certaines recettes fiscales et la hausse des dépenses, notamment celles liées aux salaires et à l’investissement, malgré l’amélioration de certaines ressources non fiscales et la baisse des charges de compensation.
These indicators reflect continued pressure on public finances due to declining tax revenues and rising expenditures, particularly those related to wages and investment, despite improvements in some non-tax revenues and reduced subsidy costs.

Source : Fes News Media

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