Fès Nord.. 211 000 électeurs et seulement 4 sièges.. Qui réussira à décrocher le quatrième siège ?

Fès News – Exclusif

La circonscription de Fès Nord entre dans la course aux prochaines élections législatives dans un contexte électoral particulièrement délicat, après que les données actuelles ont fait état de 211 195 électeurs inscrits, pour seulement quatre sièges parlementaires, alors que les principaux partis commencent à présenter des figures de poids pour participer à l’une des batailles électorales les plus complexes de la ville de Fès.

La circonscription compte actuellement 431 bureaux de vote répartis sur 76 centres, soit une moyenne d’environ 490 électeurs par bureau, selon les données numériques actuellement disponibles.

Si les prévisions annonçant un recul du taux de participation par rapport aux élections de 2021 se confirment, le véritable enjeu ne portera pas sur les 211 000 électeurs inscrits, mais sur le nombre de ceux qui se rendront effectivement aux urnes.

Si la participation atteint seulement 25 %, le nombre de votants serait d’environ 52 799, tandis qu’il s’établirait à environ 42 239 électeurs si la participation descendait à 20 %, et atteindrait environ 63 359 votants avec une participation de l’ordre de 30 %.

Ces scénarios revêtent une importance particulière lorsqu’on les compare aux élections de 2021, qui s’étaient déroulées dans un contexte différent, le scrutin législatif ayant coïncidé avec les élections communales et régionales, ce qui avait favorisé une mobilisation électorale locale plus importante.

En 2021, le nombre d’électeurs inscrits à Fès Nord était de 212 192, ce qui signifie que le corps électoral actuel n’a connu qu’une évolution très limitée, avec une baisse de seulement 997 électeurs, soit environ 0,47 %.

Mais ce qui a davantage changé, c’est le paysage politique lui-même.

Lors des élections de 2021, le Rassemblement national des indépendants était arrivé en tête, suivi du Front des forces démocratiques, puis de l’Istiqlal et du Parti authenticité et modernité, ces formations ayant remporté les quatre sièges de la circonscription. Les résultats publiés faisaient état de 9 244 voix pour Tahami Ouazzani, 7 776 voix pour Raouf El Abdaoui, 6 876 voix pour Abdelmajid El Fassi et 5 774 voix pour Khadija Hajoubi.

Autrement dit, le quatrième siège lors des élections de 2021 avait été remporté avec 5 774 voix, un élément particulièrement important dans l’analyse de la bataille de 2026, notamment si la participation baisse et que les voix se répartissent entre un plus grand nombre de listes.

Aujourd’hui, la compétition revient avec une carte différente. Le Rassemblement national des indépendants a renouvelé sa confiance à Tahami Ouazzani, tandis que le Parti authenticité et modernité a choisi Mohsen Azmi. Le Mouvement populaire présente Rim Chabat, alors que le Parti de la justice et du développement participe avec Abdelmajid Benchnouf. L’Union socialiste entre également dans la course avec Yasser Jawhar, tandis que l’Alliance de la gauche a choisi Othmane Zwirech, dans l’attente de l’achèvement de la carte des candidatures.

Les calculs deviennent alors plus complexes, car la circonscription ne connaît pas seulement une compétition entre partis, mais également entre des candidats disposant d’expériences différentes et d’un ancrage local plus ou moins important.

Le Mouvement populaire entre dans la course avec une candidate qui suscite un intérêt particulier, Rim Chabat, tandis que le Parti de la justice et du développement tente de récupérer une partie de son ancienne présence électorale à travers un candidat disposant d’une implantation au sein de la commune de Fès. De son côté, le RNI cherche à conserver le siège qu’il avait remporté en 2021, tandis que le PAM tente de consolider sa position dans la circonscription.

L’Union socialiste et l’Alliance de la gauche entrent également dans la compétition, augmentant ainsi le nombre de forces qui se partageront le même corps électoral.

La difficulté de cette équation réside dans le fait qu’une baisse de la participation ne signifie pas nécessairement que tous les partis reculeront dans les mêmes proportions. Le candidat disposant d’une base électorale organisée et capable de mobiliser ses électeurs pourrait même tirer davantage profit d’une baisse générale de la participation.

Dans un scénario de participation de l’ordre de 25 %, les différents candidats ne disposeraient que d’environ 52 800 suffrages effectivement exprimés, une masse limitée par rapport au nombre d’inscrits, que plusieurs listes se disputeront pour quatre sièges.

Quelques milliers de voix pourraient alors faire la différence entre la victoire et la sortie du Parlement.

Si l’on prend en considération le résultat du quatrième siège en 2021, qui s’élevait à 5 774 voix, la question électorale en 2026 devient encore plus intéressante : le seuil de compétition pour le quatrième siège restera-t-il à ce niveau, ou la multiplication des candidats et l’évolution de la carte politique entraîneront-elles une hausse de ce seuil ?

La comparaison avec 2021 doit également être effectuée avec prudence, car les élections de 2026 seront exclusivement législatives, tandis que les élections de 2021 avaient eu lieu le même jour que les élections communales et régionales, donnant aux scrutins locaux une plus grande capacité à mobiliser les électeurs.

Ainsi, la baisse attendue de la participation, conjuguée à la mise à jour des listes électorales et à l’évolution de la carte partisane, pourrait placer Fès Nord face à une bataille radicalement différente de celle connue en 2021.

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Les chiffres actuels indiquent que la circonscription compte 211 195 électeurs, 431 bureaux de vote, 76 centres et seulement quatre sièges.

Si la participation atteint 25 %, seuls environ 52 799 suffrages seront effectivement exprimés.

C’est là que commence la « véritable bataille » : il ne s’agit pas seulement de savoir qui pourra recueillir le plus grand nombre de voix, mais qui sera capable de sécuriser un socle électoral suffisant pour faire figurer son nom parmi les quatre premiers.

Avec l’entrée dans la course du RNI, du PAM, de l’Istiqlal, du Mouvement populaire, de l’Union socialiste, du Parti de la justice et du développement et de l’Alliance de la gauche, Fès Nord semble se diriger vers une bataille dans laquelle le quatrième siège pourrait être le plus disputé et le plus difficile à prévoir.

211 000 électeurs.. 431 bureaux.. 4 sièges.. et près de 53 000 votants potentiels dans un scénario de participation de 25 %.. Fès Nord ne cherche pas seulement à désigner le premier vainqueur, mais livre une véritable bataille électorale pour le quatrième siège.


The Northern Fez constituency is entering the race for the upcoming legislative elections amid a delicate electoral equation, after current data showed 211,195 registered voters compared with only four parliamentary seats, at a time when major political parties have begun putting forward prominent figures to contest one of the most complex electoral battles in the city of Fez.

The constituency currently has 431 polling stations distributed across 76 centers, meaning an average electoral bloc of around 490 voters per polling station, according to the current numerical data.

If forecasts of a decline in turnout compared with the 2021 elections prove accurate, the real stakes will not concern the 211,000 registered voters, but rather the number of voters who will actually make their way to the ballot boxes.

If turnout reaches only 25%, the number of voters would stand at around 52,799, while it would reach approximately 42,239 voters if turnout fell to 20%, and rise to around 63,359 voters with turnout of approximately 30%.

These scenarios are particularly important when compared with the 2021 elections, which took place in a different context, as the legislative vote coincided with communal and regional elections, providing greater local electoral mobilization.

In 2021, the number of registered voters in Northern Fez stood at 212,192, meaning that the current electorate has changed only slightly, with a decrease of just 997 voters, or approximately 0.47%.

What has changed more significantly, however, is the political landscape itself.

In the 2021 elections, the National Rally of Independents came first, followed by the Front of Democratic Forces, then the Istiqlal Party and the Authenticity and Modernity Party. These parties won the constituency’s four seats. The published results showed Tahami Ouazzani receiving 9,244 votes, Raouf El Abdaoui 7,776 votes, Abdelmajid El Fassi 6,876 votes, and Khadija Hajoubi 5,774 votes.

In other words, the fourth seat in the 2021 elections was secured with 5,774 votes, a highly significant figure when analyzing the 2026 battle, particularly if turnout declines and votes are distributed among a larger number of lists.

Today, the competition is returning with a different political map. The National Rally of Independents has renewed its confidence in Tahami Ouazzani, while the Authenticity and Modernity Party has chosen Mohsen Azmi. The Popular Movement is putting forward Rim Chabat, while the Justice and Development Party is entering the competition with Abdelmajid Benchnouf. The Socialist Union is also joining the race through Yasser Jawhar, while the Left Alliance has chosen Othmane Zwirech, pending the completion of the rest of the candidate map.

The calculations are therefore becoming more complicated, because the constituency is not only witnessing competition between political parties, but also between candidates with different experiences and varying degrees of local presence.

The Popular Movement is entering the race with a candidate attracting particular attention, Rim Chabat, while the Justice and Development Party is seeking to recover part of its previous electoral presence through a candidate with a presence within the Fez municipality. Meanwhile, the RNI is seeking to retain the seat it won in 2021, while the PAM is attempting to consolidate its position within the constituency.

The Socialist Union and the Left Alliance are also entering the competition, increasing the number of forces that will be sharing the same electoral base.

The danger inherent in this equation lies in the fact that a decline in turnout does not necessarily mean that all parties will decline by the same percentage. A candidate with an organized electoral base capable of mobilizing voters could actually benefit more from a general decline in turnout.

In a scenario with turnout of around 25%, all the competitors would have only approximately 52,800 actual votes available to them, a limited pool compared with the number of registered voters, which several lists will compete over for four seats.

A few thousand votes could therefore become the difference between winning and being left out of Parliament.

If we take into account the result for the fourth seat in 2021, which stood at 5,774 votes, the electoral question in 2026 becomes even more intriguing: Will the threshold for competing for the fourth seat remain at this level, or will the larger number of candidates and the changing political map cause it to rise?

The comparison with 2021 must also be approached with caution, because the 2026 elections will be legislative elections only, whereas the 2021 elections were held on the same day as the communal and regional elections, giving local elections a greater ability to mobilize voters.

Therefore, the expected decline in turnout, combined with the updating of electoral lists and changes in the party map, could place Northern Fez before a battle radically different from the one witnessed in 2021.

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Current figures indicate that the constituency has 211,195 voters, 431 polling stations, 76 centers, and only four seats.

If turnout reaches 25%, only around 52,799 votes will actually be cast.

This is where the “real battle” begins: it is not simply about who can collect the largest number of votes, but who can secure a sufficient electoral base to ensure that their name appears among the top four.

With the RNI, PAM, Istiqlal, Popular Movement, Socialist Union, Justice and Development Party, and Left Alliance entering the race, Northern Fez appears headed toward a contest in which the fourth seat could be the most intense and the hardest to predict.

211,000 voters.. 431 polling stations.. 4 seats.. and nearly 53,000 potential voters under a 25% turnout scenario.. Northern Fez is not merely looking for the first-place winner; it is entering a real electoral battle for the fourth seat.

Source: Fes News Media

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