Rabat – Le Conseil de coordination sectorielle des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, relevant du Syndicat national de l’enseignement supérieur, a appelé le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation à engager une révision globale du système d’accès aux facultés de médecine, à la suite de ce qu’il qualifie de « dysfonctionnements » ayant entaché le concours d’admission de l’année universitaire en cours. Le Conseil met en garde contre les conséquences de ces irrégularités sur l’égalité des chances et la qualité de la formation médicale.
Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion du 23 juillet 2026, le Conseil indique avoir examiné plusieurs rapports faisant état de cas documentés de fraude dans différentes facultés, ainsi que d’informations relayées sur les réseaux sociaux concernant l’utilisation organisée de moyens de tricherie durant les épreuves. Il appelle le ministère à assumer ses responsabilités et à prendre les mesures nécessaires pour garantir l’intégrité des futurs concours d’admission.
Le Conseil demande une révision du système d’admission dans son ensemble, notamment des mécanismes de sélection, des concours et des seuils d’admission. Il plaide également pour le renforcement des moyens humains et logistiques des établissements universitaires afin de lutter efficacement contre la fraude, ainsi que pour l’application des sanctions prévues par la loi à l’encontre de toute personne reconnue coupable de fraude ou de falsification.
Par ailleurs, les enseignants expriment leur inquiétude face à l’augmentation continue du nombre d’étudiants admis dans les facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, sans extension parallèle des capacités d’accueil des centres de stage et des hôpitaux universitaires. Selon eux, une augmentation purement quantitative, sans renforcement des conditions pédagogiques et des infrastructures de formation, risque de compromettre la qualité de l’enseignement médical à long terme.
Le communiqué souligne également le retard du ministère dans la mise en œuvre de plusieurs engagements antérieurs, notamment le règlement de dossiers administratifs concernant les enseignants, la publication des textes réglementaires relatifs aux spécialités médicales et l’application des dispositions encadrant la supervision des stages. Le Conseil estime que la persistance de ces dossiers en suspens pourrait affecter le bon fonctionnement de la formation médicale universitaire.
Enfin, le Conseil de coordination sectorielle tient le ministère pour responsable de ces dysfonctionnements et affirme être prêt à engager toutes les formes d’action prévues par la loi afin de défendre la qualité de la formation dans les facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire. Il appelle également à une évaluation globale dès le début de la prochaine année universitaire afin d’adopter les mesures nécessaires à la préservation des acquis de la formation médicale.
Morocco: Medical school professors raise concerns over alleged admission exam cheating and call for system reform
Rabat – The Sectoral Coordination Council of the Faculties of Medicine, Pharmacy, and Dentistry, affiliated with the National Higher Education Union, has called on Morocco’s Ministry of Higher Education, Scientific Research and Innovation to undertake a comprehensive review of the medical school admission system following what it described as “irregularities” during this year’s entrance examination. The council warned that these issues could undermine equal opportunity and the quality of medical education.
In a statement issued after its meeting on July 23, 2026, the council said it had reviewed reports referring to documented cases of cheating at several medical faculties, as well as information circulating on social media alleging the organized use of cheating devices during the examination. It urged the ministry to assume its responsibilities and implement effective measures to safeguard the integrity of future admission exams.
The council called for a comprehensive review of the admission process, including selection mechanisms, entrance examinations, and admission thresholds. It also urged authorities to provide universities with the human and logistical resources needed to combat academic fraud effectively and to enforce legal penalties against anyone found responsible for cheating or falsifying examination procedures.
The professors also expressed concern over the continued increase in the number of students admitted to faculties of medicine, pharmacy, and dentistry without a corresponding expansion in the capacity of teaching hospitals and clinical training centers. They argued that increasing enrollment without strengthening educational resources and training infrastructure could negatively affect the quality of medical education in the future.
The statement further criticized delays by the Ministry of Higher Education in implementing several previous commitments, including resolving administrative issues affecting faculty members, issuing regulatory texts governing medical specialties, and enforcing provisions related to the supervision of clinical training. According to the council, leaving these matters unresolved could disrupt the normal functioning of university medical education.
The Sectoral Coordination Council concluded by holding the ministry responsible for addressing these shortcomings and declared its readiness to pursue all legal forms of action to defend the quality of education in Morocco’s faculties of medicine, pharmacy, and dentistry. It also called for a comprehensive evaluation at the beginning of the next academic year to identify and implement the measures necessary to preserve the standards of medical training.
Source:Fès News Media
فاس نيوز ميديا جريدة الكترونية جهوية تعنى بشؤون و أخبار جهة فاس مكناس – متجددة على مدار الساعة