Le pouvoir judiciaire clôt l’affaire “Génération Z” : libération de détenus après des mois de procès et de controverse

12 juin 2026 – Actualités Maroc

Maroc – La chambre criminelle de première instance de la cour d’appel de Casablanca a rendu, jeudi, ses verdicts dans le dossier de 18 jeunes poursuivis dans le cadre des manifestations liées au mouvement dit “Génération Z 212”.

Le tribunal a prononcé une peine d’un an de prison avec sursis à l’encontre de trois prévenus en liberté, tandis que 13 autres ont été condamnés à huit mois de prison ferme, une durée déjà purgée pour la plupart durant la détention préventive, ce qui permet leur libération.

Deux autres prévenus ont été condamnés à neuf mois de prison ferme, avec une libération attendue dans un délai de deux semaines, une fois la durée restante de leur peine exécutée.

L’affaire remonte aux manifestations survenues sur l’autoroute de Casablanca le 28 septembre 2025, au cours desquelles les services de sécurité avaient interpellé 21 jeunes sur instruction du parquet, avant de poursuivre 18 d’entre eux.

Le procureur général près la cour d’appel de Casablanca avait décidé de poursuivre les mis en cause en détention pour entrave à la circulation et perturbation du trafic, avec des charges supplémentaires retenues contre certains, notamment la consommation de stupéfiants.

Les décisions judiciaires ont suscité un soulagement parmi les familles et proches des détenus, rassemblés aux abords de la prison locale d’Aïn Sebaâ “Oukacha” dans l’attente de leur libération.

Sur le plan politique, le Parti de la Justice et du Développement a salué les verdicts, estimant qu’ils ont permis à plusieurs détenus de retrouver leur liberté et leurs familles.

Dans un communiqué signé par son secrétaire général Abdelilah Benkirane, le parti a également appelé à la libération des autres personnes encore détenues dans le cadre de ces manifestations, plaidant pour un climat d’apaisement des droits humains dans le pays.

L’affaire dite de “Génération Z” figure parmi les dossiers les plus marquants des mouvements de protestation de la jeunesse au Maroc en 2025, ayant suscité un large débat sur les revendications sociales et économiques ainsi que sur la gestion des manifestations dans le respect de la loi.


Court settles “Gen Z” case: detainees released after months of trial and controversy

June 12, 2026 – Morocco News

Morocco – The Criminal Chamber of the Casablanca Court of Appeal issued its rulings on Thursday in the case involving 18 young people prosecuted in connection with protests linked to the so-called “Gen Z 212” movement.

The court sentenced three defendants, who were at liberty, to one year in prison with suspended execution, while 13 others were sentenced to eight months in prison. Most of them have already served this period during pre-trial detention, paving the way for their release.

Two additional defendants received nine-month prison sentences and are expected to be released within two weeks, once the remaining portion of their sentences is completed.

The case dates back to protests that took place on the Casablanca highway on September 28, 2025, when security forces arrested 21 young people under instructions from the public prosecutor, with 18 subsequently prosecuted.

The public prosecutor at the Casablanca Court of Appeal ordered pre-trial detention on charges of obstructing traffic and disrupting road circulation, with additional accusations brought against some defendants, including drug use.

The rulings were met with relief from families and relatives of the detainees, who gathered outside the Aïn Sebaâ “Oukacha” local prison awaiting their release.

Politically, the Justice and Development Party welcomed the court’s decision, stating that it enabled several detainees to regain their freedom and return to their families.

In a statement signed by its Secretary-General Abdelilah Benkirane, the party also renewed its call for the release of remaining detainees linked to the protests, urging a broader climate of human rights easing in the country.

The “Gen Z” case is considered one of the most significant youth protest-related files in Morocco in 2025, sparking widespread debate on social and economic demands and on how protests are managed within the framework of the law.

Source: Fès News Media

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