Is Drought Returning to Morocco? Meteorological Authority Clarifies the Impact of El Niño and Eases Concerns

Rabat – La Direction générale de la météorologie a dissipé les inquiétudes croissantes concernant un éventuel retour d’une grave sécheresse au Maroc en raison du phénomène climatique El Niño, affirmant que l’impact de cette perturbation climatique mondiale sur les précipitations dans le Royaume demeure limité et insuffisant pour prévoir avec précision les saisons sèches ou pluvieuses.

Cette mise au point intervient à la suite d’avertissements émis par l’Organisation météorologique mondiale, qui a porté à près de 80 % la probabilité du retour des conditions associées à El Niño entre juin et août 2026. Cette annonce a suscité des interrogations quant aux répercussions possibles sur les ressources en eau et l’agriculture au Maroc.

La Direction a expliqué que les données scientifiques actuellement disponibles ne considèrent pas El Niño comme un indicateur fiable pour prévoir les niveaux de précipitations au Maroc. Elle souligne que le climat marocain est principalement influencé par des facteurs régionaux et locaux complexes, notamment la circulation atmosphérique dans le bassin méditerranéen, les températures de surface de la mer et les systèmes météorologiques dominants dans la région.

Elle a également précisé qu’établir un lien direct entre El Niño et la sécheresse, ou entre La Niña et les saisons pluvieuses, ne reflète pas la réalité climatique du Maroc. À cet égard, elle rappelle que le pays a connu ces dernières années plusieurs épisodes de sécheresse sévère malgré la présence du phénomène La Niña, généralement associé à une augmentation des précipitations dans certaines régions du monde.

Concernant les températures, la Direction a indiqué que les vagues de chaleur observées au Maroc sont généralement liées à des conditions météorologiques et régionales spécifiques plutôt qu’à une influence directe d’El Niño. Les records de chaleur enregistrés ces dernières années résultent, selon elle, de la combinaison de plusieurs facteurs climatiques locaux et régionaux.

Malgré ces précisions, la Direction générale de la météorologie a insisté sur la nécessité de maintenir un niveau élevé de vigilance, notamment dans les secteurs sensibles tels que l’agriculture, les ressources hydriques et l’élevage, compte tenu de l’intensification des variations climatiques observées à l’échelle mondiale.

L’institution a également réaffirmé son engagement à poursuivre le développement des systèmes d’alerte précoce et à fournir les données climatiques nécessaires afin d’aider les différents acteurs à s’adapter aux changements climatiques et à prendre les décisions appropriées en temps opportun.

Cette clarification intervient alors que les acteurs des secteurs agricole et hydrique suivent avec attention les perspectives de la prochaine saison, après plusieurs années consécutives de stress hydrique et de sécheresse ayant affecté les réserves d’eau et la production agricole dans plusieurs régions du Royaume.


Rabat – Morocco’s General Directorate of Meteorology has eased growing concerns about the possible return of severe drought conditions due to the El Niño climate phenomenon, emphasizing that the impact of this global climate disturbance on rainfall in the Kingdom remains limited and is not sufficient to accurately predict dry or rainy seasons.

The clarification came following warnings issued by the World Meteorological Organization, which raised the probability of El Niño conditions returning to nearly 80 percent during the period from June to August 2026. The announcement prompted questions about the potential consequences for Morocco’s water resources and agricultural sector.

The Directorate explained that currently available scientific data do not consider El Niño to be a reliable indicator for forecasting rainfall levels in Morocco. It noted that the country’s climate is primarily influenced by complex regional and local factors, including atmospheric circulation in the Mediterranean basin, sea surface temperatures and prevailing weather systems across the region.

The agency further stressed that drawing a direct connection between El Niño and drought, or between La Niña and rainy seasons, does not accurately reflect Morocco’s climatic reality. It pointed to recent years in which the country experienced severe drought periods despite the presence of La Niña, a phenomenon that is generally associated with increased rainfall in some parts of the world.

Regarding temperatures, the Directorate explained that heatwaves affecting Morocco are usually linked to specific regional and meteorological conditions rather than being directly caused by El Niño. It added that record temperatures observed in recent years resulted from the interaction of multiple local and regional climate factors.

Despite these reassurances, the General Directorate of Meteorology stressed the importance of maintaining vigilance, particularly in sensitive sectors such as agriculture, water resources and livestock farming, given the increasing climate variability observed worldwide.

The institution also reaffirmed its commitment to further developing early warning systems and providing climate data to help stakeholders adapt to climate change and make informed decisions at the appropriate time.

This clarification comes as stakeholders in the agricultural and water sectors closely monitor developments ahead of the next season, following several consecutive years of water stress and drought that have affected water reserves and agricultural production across various regions of the Kingdom.

Source: Fès News Media

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