Sefrou – Les abords de l’hôpital Mohammed V de Sefrou ont été le théâtre, au cours de cette semaine, d’un rassemblement organisé par plusieurs agents de sécurité privée, avec la participation d’organisations syndicales et de défense des droits humains. Les manifestants ont exprimé leur rejet de ce qu’ils qualifient de « licenciement abusif » ayant touché plusieurs employés, à la suite de l’introduction de nouvelles exigences dans les cahiers des charges relatifs aux marchés de gestion des services de sécurité, selon les organisateurs.
D’après les informations présentées par les manifestants, les nouvelles conditions, notamment celles liées au niveau de qualification scolaire exigé pour les employés des entreprises de sous-traitance, auraient conduit, selon leur version, à la cessation des fonctions de plusieurs agents de sécurité travaillant au sein de l’établissement hospitalier. Ils estiment que cette décision aura des conséquences sociales importantes pour les familles concernées.
Les participants au rassemblement, organisé devant l’hôpital, ont appelé à la révision des décisions mettant fin aux contrats de certains travailleurs. Ils ont également demandé l’ouverture d’un dialogue avec les autorités compétentes afin de trouver une solution conciliant le respect des cahiers des charges et la préservation des emplois.
Pour sa part, la section de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), à travers les déclarations de ses représentants lors de la manifestation, a estimé que le droit au travail et à la stabilité professionnelle constitue un droit fondamental qui doit être pris en compte lors de la mise en œuvre de toute mesure administrative ou réglementaire. Elle a appelé à une approche tenant compte de la dimension sociale tout en respectant les dispositions légales.
Cette affaire s’inscrit dans le contexte d’un débat récurrent sur la situation des salariés des entreprises de sous-traitance au sein de plusieurs établissements publics, notamment dans le secteur de la santé, où chaque révision des cahiers des charges ou changement de prestataire soulève des interrogations sur l’avenir des employés ayant accumulé plusieurs années d’expérience dans ces institutions.
À la date de publication de cet article, Fès News n’avait pas pu obtenir de réaction de la direction de l’hôpital Mohammed V de Sefrou ni des autorités concernées au sujet des informations avancées par les manifestants. Le média indique qu’il publiera tout droit de réponse ou précision officielle dès sa réception, dans le respect du droit des lecteurs à une information équilibrée.
Sefrou: Protest Outside Mohammed V Hospital After Security Guards Lose Their Jobs, with Calls for an Investigation
Sefrou – A protest was held this week outside Mohammed V Hospital in Sefrou by a number of private security guards, joined by trade union representatives and human rights activists. The demonstrators voiced their opposition to what they described as “unfair dismissal” affecting several employees following the introduction of new requirements in the specifications governing security service contracts, according to the protest organizers.
According to information presented by the protesters, the new requirements—particularly those related to the educational qualifications expected of employees working for subcontracting companies—resulted, in their account, in the termination of several private security guards employed at the hospital. They argued that the decision would have significant social consequences for the families affected.
Participants in the protest called for the review of the decisions terminating the contracts of the affected workers. They also urged the relevant authorities to open a dialogue aimed at finding solutions that balance compliance with procurement specifications while safeguarding existing jobs.
Representatives of the Moroccan Association for Human Rights (AMDH) stated during the protest that the right to work and to professional stability is a fundamental right that should be taken into consideration whenever administrative or regulatory measures are implemented. They called for an approach that takes social considerations into account while respecting the applicable legal framework.
The issue comes amid an ongoing national debate over the working conditions of employees hired through subcontracting companies in public institutions, particularly in the healthcare sector, where revisions to procurement specifications or changes in service providers frequently raise concerns about the future of workers who have spent years serving these institutions.
As of the publication of this report, Fes News had not received any comment from the management of Mohammed V Hospital in Sefrou or from the relevant authorities regarding the claims made by the protesters. The newspaper stated that it will publish any official response or clarification as soon as it is received, in keeping with its commitment to presenting all relevant viewpoints.
Source:Fès News Media
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