Ceuta.. Morocco confronts the European Parliament with its position on the migration crisis and reveals details of cooperation with Spain

Brussels – Morocco’s mission to the European Union and the North Atlantic Treaty Organization sent a letter to several Spanish members of the European Parliament on the eve of an expected vote in the European Parliament on a draft resolution concerning the migration crisis in Ceuta. The letter set out Rabat’s position on the events that took place in the city on July 30 and 31, 2026, affirming Morocco’s commitment to readmit all persons who entered Ceuta during that period, including Moroccan nationals, unaccompanied minors, and nationals of third countries.

The letter, dated September 14, comes as part of preparations for the debate and vote within the European Parliament. European lawmakers were scheduled to discuss the consequences of the entry of around 80,000 people into Ceuta at the end of July, in one of the largest migration crises seen along the European Union’s southern border in recent years. The European Parliament’s official register shows that the draft resolution on “recent hybrid attacks and the weaponization of migrants in Ceuta and the need for a coordinated response to protect the European Union’s external borders” was scheduled for a plenary vote on September 17.

In its correspondence, Morocco explained that its authorities are working to determine the causes of the events and the parties behind them, pointing to what it described as the clear role of misleading information circulating on social media, in addition to the exploitation of vulnerable people by trafficking and migrant-smuggling networks.

The Moroccan letter also referred to statements by the Spanish government which, according to the Europa Press news agency, said that the information available to it did not allow Morocco to be held responsible for what happened, while acknowledging the role played by Moroccan cooperation in facilitating the return to Morocco of the vast majority of migrants in an irregular situation.

In this context, Rabat raised questions about the presumed motive for Morocco to deliberately cause a larger crisis with Spain and the European Union, at a time when the European Union is a major partner of the Kingdom, while Moroccan-European and Moroccan-Spanish relations are undergoing a process of strengthening and cooperation in several areas.

The letter also questioned the presumed rationale for provoking a migration crisis at a time coinciding with Throne Day, which represents a major national occasion of symbolic significance in Morocco and is dedicated to celebrating the achievements made in the Kingdom.

Regarding the way human flows are managed, the Moroccan mission considered that the arrival of tens of thousands of people within a short period, including people who were determined to cross the Mediterranean despite the risks to their lives, could not be handled through the use of lethal force, stressing the need to respect the rules in force for managing migration flows.

Geographical References

Morocco also stressed that it continues to respect its commitments toward Spain and the European Union, within the framework of close cooperation with its European partners. The letter referred to data from the “Frontex” agency, which indicates that this cooperation contributes annually to preventing around 75,000 people from entering Spain irregularly, amounting to a total of 227,000 attempted entries prevented between 2023 and 2025.

The correspondence comes at a time when the European Parliament is witnessing extensive debate over how to characterize the events in Ceuta and the responsibilities associated with them, as well as the future of European cooperation in the areas of migration and border protection. According to published information on the resolution process, the main political groups in the Parliament had failed to reach a unified text, while seven competing draft resolutions on the crisis were scheduled to be put to a vote.

The European Parliament had already discussed the repercussions of the crisis during a plenary session in Strasbourg, while European Commissioner for Migration Magnus Brunner presented European Union measures to support Spain, including emergency assistance worth €114.7 million and increased presence of European agencies such as “Frontex,” “Europol,” and the European Union Agency for Asylum in Ceuta. He also called for continued cooperation with Morocco on the return of people who remain in the city and on combating migrant-smuggling networks.

All of this comes against the backdrop of the July 30 and 31 crisis, which saw large numbers of people enter Ceuta and which the European Parliament’s research service described as an unprecedented crisis, noting that the events were accompanied by a wave of online disinformation, while the number of arrivals was estimated at around 80,000 people.

The Moroccan letter puts Rabat’s position before European lawmakers ahead of the vote, particularly regarding the return of people who entered Ceuta, security and migration cooperation, and the interpretation of the causes of the crisis, at a time when the European debate continues over responsibilities and mechanisms for dealing with future crises along the European Union’s southern borders.


Ceuta.. Le Maroc confronte le Parlement européen à sa position sur la crise migratoire et révèle les données de sa coopération avec l’Espagne

Bruxelles – La mission du Maroc auprès de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord a adressé une lettre à plusieurs députés européens espagnols, à la veille du vote attendu au Parlement européen sur un projet de résolution concernant la crise migratoire à Ceuta. Elle y a exposé la position de Rabat sur les événements survenus dans la ville les 30 et 31 juillet 2026, affirmant l’engagement du Maroc à réadmettre toutes les personnes entrées à Ceuta durant cette période, y compris les ressortissants marocains, les mineurs non accompagnés et les ressortissants de pays tiers.

La lettre, datée du 14 septembre courant, intervient dans le cadre de la préparation du débat et du vote au sein du Parlement européen. Les députés européens devaient examiner les conséquences de l’entrée d’environ 80 000 personnes à Ceuta à la fin du mois de juillet, dans l’une des plus importantes crises migratoires qu’ait connues la frontière sud de l’Union européenne ces dernières années. Le registre officiel du Parlement européen indique que le projet de résolution intitulé « Les récentes attaques hybrides et l’instrumentalisation des migrants à Ceuta et la nécessité d’une réponse coordonnée pour protéger les frontières extérieures de l’Union européenne » devait être soumis au vote en séance plénière le 17 septembre.

Dans le contenu de sa correspondance, le Maroc a expliqué que ses autorités œuvrent à déterminer les causes des événements et les parties qui en sont à l’origine, faisant état de ce qu’il a décrit comme le rôle manifeste des informations trompeuses diffusées sur les réseaux sociaux, ainsi que de l’exploitation de personnes en situation de vulnérabilité par des réseaux de traite et de trafic de migrants.

La lettre marocaine s’est également appuyée sur des déclarations du gouvernement espagnol qui, selon l’agence Europa Press, a indiqué que les informations dont il dispose ne permettent pas d’attribuer au Maroc la responsabilité de ce qui s’est produit, tout en reconnaissant le rôle joué par la coopération marocaine pour faciliter le retour de la grande majorité des migrants en situation irrégulière vers le Maroc.

Dans ce contexte, Rabat s’est interrogé sur la motivation présumée qui pousserait le Maroc à provoquer délibérément une crise plus importante avec l’Espagne et l’Union européenne, alors que l’Union européenne constitue un partenaire majeur du Royaume, et que les relations maroco-européennes et maroco-espagnoles connaissent une dynamique de renforcement et de coopération dans plusieurs domaines.

La lettre s’est également interrogée sur l’utilité présumée de provoquer une crise migratoire à un moment coïncidant avec la Fête du Trône, qui constitue une occasion nationale à forte portée symbolique au Maroc et qui est consacrée à la célébration des réalisations accomplies dans le Royaume.

Concernant la manière de gérer les flux humains, la mission marocaine a estimé que l’arrivée de dizaines de milliers de personnes en l’espace d’une courte période, parmi lesquelles des personnes déterminées à traverser la mer Méditerranée malgré les risques menaçant leur vie, ne pouvait être gérée au moyen de la force létale, soulignant la nécessité de respecter les règles en vigueur dans la gestion des flux migratoires.

Références géographiques

Le Maroc a également souligné qu’il continuait de respecter ses engagements envers l’Espagne et l’Union européenne, dans le cadre d’une coopération étroite avec ses partenaires européens. La lettre s’est appuyée sur les données de l’Agence « Frontex », selon lesquelles cette coopération contribue chaque année à empêcher environ 75 000 personnes d’entrer irrégulièrement en Espagne, soit un total de 227 000 tentatives d’entrée empêchées entre 2023 et 2025.

Cette correspondance intervient à un moment où le Parlement européen connaît un vaste débat sur la manière de qualifier les événements de Ceuta et les responsabilités qui y sont liées, ainsi que sur l’avenir de la coopération européenne dans le domaine de la migration et de la protection des frontières. Selon les données publiées concernant le processus de la résolution, les principaux groupes politiques du Parlement ne sont pas parvenus à un texte commun, tandis que sept projets de résolution concurrents devaient être soumis au vote sur la crise.

Le Parlement européen avait déjà examiné, lors d’une séance plénière à Strasbourg, les répercussions de la crise, tandis que le commissaire européen chargé des migrations, Magnus Brunner, avait présenté les mesures prises par l’Union européenne pour soutenir l’Espagne, notamment une aide d’urgence de 114,7 millions d’euros et le renforcement de la présence d’agences européennes telles que « Frontex », « Europol » et l’Agence européenne pour l’asile à Ceuta. Il a également appelé à poursuivre la coopération avec le Maroc concernant le retour des personnes qui se trouvent encore dans la ville et la lutte contre les réseaux de trafic de migrants.

Tout cela intervient dans le contexte de la crise des 30 et 31 juillet, qui avait été marquée par l’entrée d’un grand nombre de personnes à Ceuta et que le service de recherche du Parlement européen avait qualifiée de crise sans précédent, soulignant que les événements avaient été accompagnés d’une vague de désinformation en ligne, tandis que le nombre des arrivants était estimé à environ 80 000 personnes.

La lettre marocaine expose la position de Rabat aux députés européens avant le vote, notamment sur la question du retour des personnes entrées à Ceuta, de la coopération sécuritaire et migratoire et de l’interprétation des causes de la crise, alors que le débat européen se poursuit sur les responsabilités et les mécanismes de gestion des futures crises aux frontières méridionales de l’Union européenne.

Source : Fès News Media

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