Dans un contexte de sécheresse et de rareté des précipitations, le Maroc se rapproche de la couverture de 60 % de ses besoins en eau potable grâce au dessalement

15 juin 2026 – Actualités du Maroc

Rabat – Le réseau américain CNN a mis en lumière la stratégie adoptée par le Maroc pour faire face au stress hydrique et aux sécheresses récurrentes, estimant que le Royaume s’impose désormais comme l’un des principaux modèles africains en matière de dessalement de l’eau de mer et de renforcement de la sécurité hydrique.

Dans un rapport intitulé « La réponse du Maroc à la sécheresse se trouve dans l’océan… d’autres pays africains suivront-ils le même chemin ? », la chaîne souligne que le Maroc ambitionne de couvrir 60 % de ses besoins en eau potable grâce au dessalement de l’eau de mer à l’horizon 2030.

Le rapport précise que cette politique s’inscrit dans le cadre du programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation, doté d’un investissement d’environ 14 milliards de dollars. Ce programme comprend également la construction de barrages, la réutilisation des eaux usées traitées, ainsi que la réalisation de projets de transfert d’eau entre les bassins hydrauliques du Royaume.

CNN met en avant le projet de station de dessalement de Casablanca-Settat, décrite comme la plus grande d’Afrique et l’une des plus importantes au monde fonctionnant entièrement à l’énergie renouvelable. Sa mise en service progressive est prévue entre 2027 et 2028, avec une capacité de production d’environ 300 milliards de litres par an, au profit d’environ 7,5 millions de personnes, ainsi que l’irrigation de plus de 8 100 hectares de terres agricoles.

Le média cite le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, qui affirme que le Maroc ne peut plus dépendre uniquement des précipitations et des barrages face aux changements climatiques accélérés, soulignant que le pays dispose actuellement de 17 stations de dessalement produisant plus de 408 milliards de litres par an, avec 11 autres en cours de réalisation ou de planification.

Le rapport souligne également l’orientation du Maroc vers l’intégration des énergies solaire et éolienne dans les nouvelles stations de dessalement, afin de réduire les coûts de production et l’empreinte carbone liée à la gestion des ressources en eau.

Enfin, CNN estime que l’expérience marocaine ne se limite pas à la construction d’infrastructures de grande envergure, mais repose sur une vision globale intégrant la planification à long terme, le développement du cadre juridique et la diversification des sources d’approvisionnement en eau, ce qui suscite un intérêt croissant de plusieurs pays africains confrontés aux effets du changement climatique.

Des experts internationaux estiment que la force du modèle marocain réside dans la combinaison des infrastructures, de l’investissement et d’une gestion durable des ressources en eau, contribuant ainsi à renforcer la sécurité hydrique et la résilience face aux défis futurs de la sécheresse.


Amid Drought and Scarce Rainfall, Morocco Moves Closer to Covering 60% of Its Drinking Water Needs Through Seawater Desalination

June 15, 2026 – Morocco News

Rabat – The U.S. network CNN has highlighted Morocco’s strategy to address water stress and recurring droughts, describing the Kingdom as one of Africa’s leading models in seawater desalination and water security enhancement.

In a report titled “Morocco’s answer to drought lies in the ocean… will other African countries follow?”, CNN notes that Morocco aims to cover 60% of its drinking water needs through seawater desalination by 2030.

The report explains that this policy is part of the National Drinking Water Supply and Irrigation Program, which involves investments of around $14 billion. The program also includes the construction of dams, the reuse of treated wastewater, and water transfer projects between the country’s river basins.

CNN highlighted the Casablanca-Settat seawater desalination plant, described as the largest in Africa and among the largest worldwide, operating entirely on renewable energy. The facility is expected to come into operation gradually between 2027 and 2028, with a production capacity of about 300 billion liters per year, serving around 7.5 million people and irrigating more than 8,100 hectares of farmland.

The report quoted Minister of Equipment and Water Nizar Baraka, who stated that Morocco can no longer rely solely on rainfall and dams amid accelerating climate change, noting that the country currently operates 17 desalination plants producing over 408 billion liters annually, with 11 more under construction or in planning.

CNN also pointed to Morocco’s move toward integrating solar and wind energy into new desalination plants in order to reduce production costs and lower the carbon footprint associated with water supply.

The report concluded that Morocco’s experience goes beyond building large-scale infrastructure, emphasizing a comprehensive vision that includes long-term planning, legal framework development, and diversification of water sources—an approach that is attracting growing interest from African countries facing climate change impacts.

International experts argue that the strength of the Moroccan model lies in combining infrastructure investment with sustainable water resource management, thereby strengthening water security and resilience against future drought challenges.

Source: Fès News Media

About omar qlil