20 août 2026 – Moulay Yaacoub
Fès News – Exclusif
Les regards se tournent vers la circonscription de Moulay Yaacoub, qui semble appelée à devenir l’une des circonscriptions les plus disputées de la région Fès-Meknès lors des prochaines élections législatives, alors que la compétition pour seulement deux sièges s’ouvre à des figures disposant d’une forte présence électorale et organisationnelle, notamment Hassan Belmekdem du Parti authenticité et modernité, Abdelkhalek Mabrouki du Rassemblement national des indépendants, Youssef Baba du Mouvement populaire et Hassan Chahbi du Parti de l’Istiqlal, aux côtés d’autres candidats.
La force de cette bataille tient au fait qu’elle ne part pas de zéro, mais des résultats des élections de 2021, qui avaient placé Belmekdem en tête avec 18 292 voix, suivi du candidat du RNI à l’époque avec 14 240 voix, tandis que Hassan Chahbi, du Parti de l’Istiqlal, était arrivé troisième avec 10 644 voix, suivi du candidat du Mouvement populaire avec 8 443 voix.
En termes de chiffres, l’écart entre le détenteur du deuxième siège et le candidat arrivé troisième en 2021 n’était que d’environ 3 596 voix, ce qui montre que le deuxième siège n’était pas hors de portée de l’Istiqlal, tandis que le candidat du Mouvement populaire se trouvait à environ 5 797 voix du deuxième siège.
Mais les élections de 2026 se présentent avec une configuration différente.
Le Parti authenticité et modernité entre dans la course en tant que détenteur du premier siège en 2021, avec Hassan Belmekdem, qui demeure l’une des principales figures électorales de la province. Le PAM a même réussi, en février 2026, à obtenir la présidence de la commune de Moulay Yaacoub à l’issue de nouvelles élections organisées après la destitution de l’ancien président, dans un tournant politique ayant renforcé la position du parti au niveau local.
De son côté, le Rassemblement national des indépendants a présenté Abdelkhalek Mabrouki, une candidature officiellement annoncée par le parti dans le cadre de sa liste pour les élections de 2026.
Quant à la surprise qui fait monter la tension de la course, elle réside dans l’entrée de Youssef Baba sous les couleurs du Mouvement populaire. Lors du précédent mandat, il était premier vice-président de la commune de Moulay Yaacoub, avant que le conseil communal ne connaisse un séisme politique et judiciaire ayant abouti à la destitution du président et de plusieurs membres, dont Baba, par des décisions administratives.
Avec la candidature de Baba par le Mouvement populaire, ce parcours local devient un élément à prendre en compte dans les calculs électoraux, d’autant que l’intéressé connaît la structure de la commune et le réseau des acteurs locaux depuis l’intérieur du conseil, dont il était membre du bureau.
Quant à Hassan Chahbi, il revient cette fois sous les couleurs du Parti de l’Istiqlal, après avoir été le troisième candidat le mieux placé lors des élections de 2021 avec plus de 10 000 voix, ce qui fait de lui un acteur incontournable dans les calculs liés aux deux sièges. Le Parti de l’Istiqlal avait d’ailleurs tranché tôt en faveur de sa candidature aux législatives de 2026 dans la circonscription.
C’est là que réside le paradoxe : en 2021, les deux sièges étaient revenus au PAM et au RNI, mais l’Istiqlal et le Mouvement populaire disposaient à eux deux de plus de 19 000 voix. Cela signifie que la bataille actuelle ne part pas de zéro, mais de bases électorales qui ont déjà démontré leur capacité à réaliser des scores importants.
La question qui s’impose aujourd’hui est la suivante : Belmekdem pourra-t-il conserver sa première place ? Mabrouki parviendra-t-il à maintenir le deuxième siège pour le RNI ? Ou bien le retour de Chahbi et la candidature de Baba sont-ils capables de bouleverser le duel qui s’était imposé lors des élections de 2021 ?
Si les chiffres précédents restent une référence, la compétition semble plus ouverte que ne pourrait le laisser penser le profil des anciens vainqueurs. Belmekdem n’était pas le seul à disposer d’un score électoral important : Chahbi avait déjà dépassé le seuil des 10 000 voix, tandis que le Mouvement populaire s’était relativement rapproché de la barre des 9 000 voix.
Cette donnée revêt une importance particulière dans la mesure où les élections de 2026 sont exclusivement législatives, alors que les élections de 2021 s’étaient déroulées simultanément avec les élections communales et régionales, ce qui pourrait rendre le niveau de participation et la mobilisation différents cette fois-ci. En 2021, le taux de participation dans la province de Moulay Yaacoub avait dépassé 73 %, figurant parmi les plus élevés au niveau national.
Par conséquent, la reproduction des chiffres de 2021 n’est nullement garantie. Une baisse de la participation pourrait rebattre les cartes, notamment si certains partis parviennent à préserver des bases électorales organisées et capables de se mobiliser pour se rendre aux urnes.
En toile de fond, la bataille parlementaire ne peut être dissociée de la carte communale de la province. Lors des élections de 2021, les partis PAM, RNI, Istiqlal et Mouvement populaire se sont partagé les positions de force au sein des collectivités territoriales. Le PAM s’était notamment illustré à Aïn Chkef et Sebaa Rouadi, l’Istiqlal à Aïn Kansara et Oulad Daoud, le RNI à Sidi Daoud et Al Aajajra, tandis que le Mouvement populaire s’était imposé à Meks et Moulay Yaacoub.
Cela signifie que la prochaine bataille ne sera pas une simple confrontation entre quatre noms, mais plutôt un test pour des réseaux électoraux locaux complets, chaque parti disposant de points de force différents à travers la province.
Avec Belmekdem qui entend défendre son siège et la première place obtenue en 2021, Mabrouki qui cherche à maintenir le RNI dans sa position, Chahbi qui dispose d’un capital électoral antérieur et aspire à retrouver le Parlement, et Baba qui entre dans la compétition sous les couleurs du Mouvement populaire en s’appuyant sur une expérience locale récente, la circonscription de Moulay Yaacoub semble ouverte à une véritable surprise.
Deux sièges seulement.. Quatre poids lourds.. Et lors des élections de 2021, l’écart entre le deuxième et le troisième n’était que de 3 596 voix.
Moulay Yaacoub ne pose pas seulement la question : qui va gagner ? Mais aussi : qui sera le premier à sortir du duel PAM-RNI ?
Attention is turning to the Moulay Yaacoub constituency, which appears set to become one of the most hotly contested constituencies in the Fès-Meknès region during the upcoming legislative elections, as the race for just two seats is now open to candidates with strong electoral and organizational profiles, foremost among them Hassan Belmekdem of the Authenticity and Modernity Party, Abdelkhalek Mabrouki of the National Rally of Independents, Youssef Baba of the Popular Movement, and Hassan Chahbi of the Istiqlal Party, alongside other candidates.
The intensity of the contest stems from the fact that it is not starting from scratch, but from the results of the 2021 elections, which placed Belmekdem at the top with 18,292 votes, followed by the RNI candidate at the time with 14,240 votes, while Hassan Chahbi of the Istiqlal Party came third with 10,644 votes, followed by the Popular Movement candidate with 8,443 votes.
In numerical terms, the gap between the holder of the second seat and the third-placed candidate in 2021 was only around 3,596 votes, showing that the second seat was not beyond the reach of the Istiqlal Party, while the Popular Movement candidate was approximately 5,797 votes away from the second seat.
But the 2026 elections come with a different political map.
The Authenticity and Modernity Party enters the race as the holder of the first seat in 2021, with Hassan Belmekdem remaining one of the province’s most prominent electoral figures. PAM even managed in February 2026 to secure the presidency of the Moulay Yaacoub municipal council following new elections held after the removal of the former president, in a political development that strengthened the party’s local position.
Meanwhile, the National Rally of Independents put forward Abdelkhalek Mabrouki, a candidacy officially announced by the party as part of its list for the 2026 elections.
The surprise that raises the temperature of the race is the entry of Youssef Baba under the banner of the Popular Movement. During the previous term, he served as first deputy president of the Moulay Yaacoub municipal council, before the council underwent a political and judicial upheaval that ended with the removal of the president and several members, including Baba, through administrative rulings.
With Baba’s nomination by the Popular Movement, this local background becomes a factor in the electoral calculations, particularly since he knows the structure of the municipality and the network of local actors from inside the council, where he had been a member of its executive office.
As for Hassan Chahbi, he is returning this time under the banner of the Istiqlal Party, after being the third strongest candidate in the 2021 elections with more than 10,000 votes, making him a figure who cannot be overlooked in the calculations for the two seats. The Istiqlal Party had settled early on his candidacy for the 2026 legislative elections in the constituency.
And this is where the paradox lies: in 2021, the two seats went to PAM and the RNI, but Istiqlal and the Popular Movement together had more than 19,000 votes. This means that the current contest is not starting from zero, but from electoral bases that have already demonstrated their ability to achieve significant results.
The question that imposes itself today is: Can Belmekdem maintain his lead? Can Mabrouki retain the second seat for the RNI? Or can Chahbi’s return and Baba’s candidacy overturn the two-party configuration established by the 2021 elections?
If the previous figures remain a reference point, the competition appears more open than the image of the previous winners might suggest. Belmekdem was not the only candidate with a significant electoral score; Chahbi had previously surpassed the 10,000-vote threshold, while the Popular Movement was relatively close to the 9,000-vote mark.
This is particularly significant because the 2026 elections are legislative elections only, whereas the 2021 elections were held simultaneously with local and regional elections, which may make voter turnout and mobilization different this time. In 2021, turnout in Moulay Yaacoub Province exceeded 73%, making it one of the highest rates nationally.
Consequently, reproducing the 2021 figures is not guaranteed, and a decline in turnout could reshuffle the cards, particularly if some parties succeed in maintaining organized electoral bases capable of reaching the ballot boxes.
Behind all of this, the parliamentary contest cannot be separated from the province’s municipal political map. In the 2021 elections, PAM, the RNI, Istiqlal and the Popular Movement shared positions of strength within the territorial communities. PAM emerged strongly in Ain Chkef and Sebaa Rouadi, Istiqlal in Ain Kansara and Oulad Daoud, the RNI in Sidi Daoud and Al Aajajra, while the Popular Movement was prominent in Meks and Moulay Yaacoub.
This means that the upcoming contest will not simply be a confrontation between four candidates, but rather a test of entire local electoral networks, with each party having different areas of strength across the province.
With Belmekdem seeking to defend his seat and the lead he achieved in 2021, Mabrouki aiming to consolidate the RNI’s position, Chahbi relying on his previous electoral base and seeking a return to Parliament, and Baba entering the race under the Popular Movement banner while drawing on his recent local experience, the Moulay Yaacoub constituency appears open to a genuine surprise.
Only two seats.. Four heavyweight candidates.. And in the 2021 elections, the gap between second and third place was just 3,596 votes.
Moulay Yaacoub is not only asking: Who will win? But also: who will be the first to fall from the PAM-RNI duopoly?
Source: Fès News Media
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